Où es-tu?

Bon bah heu... entre, entre ! Bienvenue chez moi... Moi c'est Nico et heu... bah fait pas gaffe hein c'est un peu en bordel j'ai pas eu le temps de ranger... Mets toi à l'aise, fais comme chez toi...

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Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /Sep /2006 01:51
Dans les articles précédents, j’ai mentionné plusieurs fois un personnage capital de ma vie, que j’appelle par commodité, et surtout par affection, mon Petit Crapaud. Comme tu ne sais pas tout de ma vie, lecteur, une explication s’impose.
Il y a de cela un peu plus d’un mois, Nico débarque au Ghetto, qu’il fréquentait alors assidûment, et tombe sur le Petit Crapaud qui, malheureusement, semble déjà prit pour la soirée. Il parvient malgré tout à récupérer son numéro, quoiqu’un peu dégoûté. Car déjà, Nico sait que ce jeune garçon de seize ans va bouleverser sa vie. Les jours s’écoulent.
Le 1er octobre 2005, premier baiser. Une relation difficile, entrecoupée de ruptures et de réconciliations, de joies et de peines. Une relation très téléphonique, car lui comme moi jouons les stars over-bookées. Mais vive le forfait M6 Mobile By Orange.
Une relation chargée d’amour, et qui dure toujours.
 
L’autre soir, vœu d’amour éternel, baisers passionnés, « je t’aime » à la volée. Insouciance d’adolescents éperdus. Deux jours plus tard, je suis invité à venir le chercher à son lycée après ses cours, je me la pète un peu (j’ai même mis mes lunettes « je me la pète car je suis le plus beau » pour l’occasion). Allongé dans le parc des amoureux de Pranmoi, je lui demande, très solennel : « Petit Crapaud, tu veux sortir avec moi ? » ; histoire d’officialiser un peu tout ça. Déception, il me répond que non, il n’a pas envie de s’engager, et lui est très bien comme ça. Ouais, dis surtout que tes parents te foutent tellement la pression que tu aimerais bien te taper une nana et te découvrir hétéro, ça rendrait les choses plus simples, mais pour ça tu peux pas sortir avec moi ; en attendant, c’est bien pratique, cette situation. Pour rendre la scène plus dramatique encore, un moustique décide de me piquer la lèvre, qui devient en cinq minutes aussi volumineuse que deux lèvres en une.
 
Alors voilà, je me dis que quand je lis dans des bouquins la vie de ces personnages soumis aux mécanismes de l’amour, je devrais arrêter de me foutre de leur gueule quand ils s’enlisent dans leurs sentiments. Parce que j’ai beau réfléchir, me dire que j’ai tort, que je devrais m’en foutre, je n’y arrive pas, je le veux ce mec, je le veux à moi, et à personne d’autre. Je deviens jalou, possessif, et, bien sûr, frustré.
 
Donc je fais avec. Continuons ainsi, Petit Crapaud, mon ami, mon amant, mon amour. A nous embrasser, nous jeter des « je t’aime » enfiévrés. Personne ne saurait dire ce qu’il adviendra. Laissons nous porter.
 
Par Nico le Nyctalope - Publié dans : Feu l'Amour
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